Après une longue période de négociation, l’exécutif et EDF se sont enfin mis d’accord concernant le prix de vente de la production nucléaire. Justement, il était primordial pour l’état de reprendre en main le prix de l’électricité qui s’envolait depuis plusieurs années.

De longues négociations

Initialement, Luc Rémont qui est à la tête d’EDF n’était pas d’accord avec l’idée de considérer la régularisation de la production d’électricité nucléaire de l’entreprise. Après de longues discussions, un accord a été trouvé entre EDF et le gouvernement. Celui-ci porte sur la régularisation de la production d’EDF. De son côté, ce dernier ne voulait pas de plafonnement en dessous de 110 euros/MWh tandis que le gouvernement prévoyait 70 euros/MWh. L’exécutif a établi ce tarif en tenant compte du coût de l’électricité nucléaire, les coûts des nouvelles infrastructures, la gestion des déchets, etc. Sur https://ladiplomatie.fr/, vous trouverez plus de détails à ce sujet.

Un terrain d’entente est enfin trouvé

Les Français subissaient de plein fouet l’envolée du prix de l’énergie. Conscient de la situation, le président de la République Emmanuel Macron a fait savoir son intention de reprendre le contrôle du prix de l’électricité avant la fin de l’année 2023. Justement, le prix de cette énergie n’a cessé d’augmenter depuis le début de la guerre en Ukraine. Cette hausse a été constatée sur le marché européen, incluant la France. Grâce à cet accord conclu entre EDF et le gouvernement, la France a donc franchi une étape supplémentaire dans le cadre de la régularisation de la production d’énergie nucléaire. La nouvelle mesure contribue également au remplacement de l’ARENH qui permettait aux concurrents d’EDF d’accéder à sa production nucléaire à petit prix. Cependant, la fin de ce dispositif est prévue pour le 31 décembre 2025.

Les défis de la nouvelle régularisation

Le nouveau prix de vente de l’électricité nucléaire en France était au cœur des discussions depuis quelques mois. Évidemment, la nouvelle mesure aura des impacts sur le montant des factures d’électricité, que ce soit pour les particuliers ou les professionnels. Face à ce fameux accord du 14 novembre 2023, l’État semble être tiré des deux côtés. Tout d’abord, celui-ci tente de rassurer EDF concernant la rentabilité de cette nouvelle mesure.  Justement, il sera question d’entreprendre de gros chantiers, notamment :

  • Construction de 6 à 14 réacteurs nucléaires
  • Déploiement de l’éolien
  • Renforcement du système de production solaire

Mais d’un autre côté, il se veut également rassurant auprès des consommateurs en promettant un tarif stable de l’électricité.

Régulation complète du nucléaire

Grâce à cet accord, une première phase de régulation sera mise en place quand le prix de l’électricité nucléaire dépasse les seuils de 78 à 80 euros/kWh sur le marché européen. Au-delà, la moitié des revenus des producteurs d’électricité sera répartie aux consommateurs finaux. Quant à la seconde phase, elle est fixée à 110 euros/kWh avec un prélèvement qui représente jusqu’à 90% de la rente. Selon les précisions du gouvernement, cette régularisation affectera toute la production nucléaire d’EDF.